Sandra parle de sa reconstruction par PAP après une prothèse, c'est tellement plus naturel !

 

(Sandra) le 22/11/2018 :

En novembre 2014, j’ai 37 ans, je vis avec mon compagnon et nos 2 filles de 4 ans.

Je découvre un matin une grosse masse dans mon sein gauche.

Mon gynécologue ne prend pas mon alerte au sérieux.

En mars 2015, suite à un 2ème Rdv et face à mon insistance, il m’oriente vers un radiologue. Le diagnostic tombe et moi avec. C’est une tumeur qui fait un tiers de mon sein. Je ne veux tellement pas vivre cela.

Ma généraliste m’oriente alors vers l’HEGP. Le parcours débute : chimio, mastectomie avec une reconstruction immédiate par prothèse puis radiothérapie et hormonothérapie.

Au fil du temps une coque se forme autour de la prothèse. Il faut la retirer. Vu mon gabarit, la solution du PAP s’offre à moi. J’ai très peur. Le chirurgien m’aide à accepter l’importance de me réparer physiquement. Une psychologue et la radiothérapeute me soutiennent également dans cette démarche. Une partie de mon entourage ainsi que certains médecins sont réticents, ne connaissant pas cette technique.

Une réunion avec l’association R.S. Diep à l’HEGP me conforte dans mon choix. Je garde contacte avec une autre jeune femme qui se fait opérer d’un PAP avant moi.

Je déteste de toute manière la prothèse que je trouve froide, dure et ne la regretterai pas.

Je me lance très angoissée : Intervention en novembre 2017. La greffe du lambeau de ma cuisse est réussie.

C’est tellement plus naturel. La première fois que l’interne me fait toucher le nouveau sein reconstruit : c’est vivant, chaud, souple. Esthétiquement ce n’est pas encore cela mais je me sens mieux.

Je reprends mon travail début janvier 2018. Je skie même dès février !

Puis viennent les 2ème temps opératoires de la reconstruction en mars et novembre 2018 (en ambulatoire) pour la symétrisation et injection de graisse dans le sein reconstruit. Je suis arrêtée 2/3 semaines et reprends mon travail.

A chaque nouvelle intervention le sein prend forme de mieux en mieux. L’aréole et le mamelon sont encore à faire. Une première tentative avec un lambeau local n’a pas marché.

Malgré que chaque intervention chirurgicale soit difficile à accepter et me fait revivre l’injustice de cette situation je sais que j’ai pris la bonne décision pour moi.

Il faut du temps pour se reconstruire physiquement et moralement.

Mon témoignage est en remerciements pour les professionnels de santé de l’HEGP, du Professeur H. et de l’association R.S. Diep.

Haut les cœurs !!

Merci Sandra !

Témoignage reçu le 22/11/2018


DERNIERES ACTUS