Marie E adore son DIEP tout beau tout rond comme un ballon

 

J'ai été opéré d'un DIEP en Juin 2017 suite à une mastectomie qui avait eu lieu en Mars 2014.

Il m'en aura fallu du temps pour prendre RDV avec un chirurgien.

Beaucoup de questions me trottaient dans la tĂŞte et constituaient des freins, comme :

Pourquoi aller se faire du mal alors que tout va bien ?

Pourquoi subir une intervention qui va me générer de nouvelles cicatrices alors que j'ai totalement accepté ma mastectomie dont la cicatrice ne se voit presque plus tant elle est fine et a blanchi ?

Est ce que le volume reconstruit me plaira ?

Comment je vais l'accepter car ce ne sera pas un vrai sein ?

Finalement ce qui m'a décidé :

Les mots de mon oncologue quelques jours avant la mastectomie : " Ce n'est pas une fin en soi mais juste une Ă©tape du traitement, la fin sera la reconstruction "

Le ras le bol de mon 1/4 d'heure de maintenance quotidien comme je l'appelais (mettre en place ma prothèse tous les matins, l'enlever et la nettoyer tous les soirs) L'absence de volume à gauche lorsque je prenais ma douche ou me retrouvais face au miroir de la salle de bain.

Ma frustration lors de mes sorties shopping car impossible de porter tout ce que je souhaitais.

Mais surtout il y a eu ma rencontre avec les bénévoles de l'association qui ont accepté montrer leur DIEP.

Le résultat m'est apparu si naturel que je me suis lancée dans l'aventure.

Le premier contact avec le chirurgien a été décisif : technicien et humain à la fois. Il a été à l'écoute de mon histoire, mes attentes, mes questions.

Il a pris le temps de me détailler le différentes techniques de reconstruction et celles adaptées à ma situation.

Pour m'aider dans mon choix, il m'a parlé du ressenti des patientes déjà opérées.

Malgré ce climat de confiance, mon appréhension quant au résultat a perduré jusqu'à l'intervention, il y a 4 mois maintenant.

Et quelle bonne surprise à mon réveil ! Que du bonheur à la découverte de mon bidou-sein comme je l'appelle maintenant :). Il est tout beau, tout rond comme un ballon, certes un peu trop gonflé du fait de l'œdème mais je l'adore déjà ! Et la cicatrice, c'est la même que celle de ma mastectomie. Mais comment a-t-il fait ?

A côté mon sein droit a l'air d'un ballon de baudruche en fin de vie, tout flasque.

Vivement la prochaine Ă©tape pour corriger tout cela.

Désormais je suis sûre d'aborder la 2ème étape en toute confiance et sérénité.

Bref je suis super contente d'avoir franchi le pas de la reconstruction et d'avoir choisi le DIEP.

Je ne pensais pas être aussi heureuse et ressentir autant de satisfaction à retrouver mon 2ème sein car OUI c'est MON SEIN et pas juste un volume reconstruit.

Aujourd'hui le résultat est déjà allé au-delà de mes espérances alors qu'en sera-t-il après "la cerise sur le gâteau" comme le chirurgien a appelé la reconstruction de la plaque aréo mammelonaire ?

Marie-E 42 ans

Septembre 2017

TĂ©moignage DIEP partie 2

En Septembre 2017, je terminais mon témoignage suite à la première étape du DIEP, par cette phrase :

Aujourd’hui, le résultat est déjà allé au-delà de mes espérances, alors qu’en sera-t-il après » la cerise sur la gâteau » come le chirurgien a appelé la reconstruction de la Plaque Aréo- Mamelonnaire.

Un peu plus d’une année s’est écoulée depuis ces mots et mon enthousiasme est toujours aussi présent.

Mon ami le temps (de la réflexion, pour du repos, de vivre) a fait que j’ai choisi d’attendre avant de programmer cette seconde étape.

Elle a eu lieu en Février 2018 et a consisté, en plus de la reconstruction de la PAM, en la symétrisation par lipofilling et la reprise d’une partie de ma cicatrice ventrale.

Une relation de confiance s’étant installée  avec le chirurgien (indispensable et nécessaire à mon sens pour la réussite), je suis partie au bloc  détendue, sereine, vêtue de mon peignoir blanc, comme à la Thalasso.

J’ai du patienter quelques jours pour découvrir « ma cerise » du fait du pansement compressif nécessaire à la prise de la greffe de peau réalisée ; le mamelon est bien rouge, bien rond. La peau prélevée dans le pli de l’aine permet de donner du relief et rend l’aréole très réaliste.

Mais finalement la fibrine a eu raison de mon mamelon et a laissé place à un petit bouton tout blanc, tout plane au milieu d’une aréole bien rose.  Quant au lipofilling, il m’a rendu un beau volume sur mon sein contre latéral mais il me manque du galbe pour retrouver l’aspect tout rond de mon bidou-sein.

Déçue, me direz-vous à ce stade . Mais pas du tout, perfectionniste je vous réponds. Et cela tombe bien, le chirurgien l’est aussi.

Alors par évidence, et pour répondre à mes attentes, il m’a proposé une troisième étape pour donner du volume à ce petit bouton, en refaisant le mamelon, et pour donner du galbe à mon sein droit avec une nouvelle séance de lipofilling.

Avec le recul et un peu d’humour, je me dit que le premier mamelon ne devait pas survivre tant le second est bluffant de réalisme. Quant à la seconde séance de lipofilling, je ne regrette pas d’avoir exprimé mes exigences au chirurgien.

Aujourd’hui j’ose écrire, ce que je pense depuis quelques mois déjà :

Je préfère mon bidou-sein reconstruit par la technique du DIEP à celui que la vie m’a laissé, sans doute parce que je l’ai choisi, coconstruit avec un formidable chirurgien, attentif, attentionné, perfectionniste.

Cependant il reste un détail : uniformiser la couleur de mes plaques aréo-mamelonnaire. Alors je vais prendre rendez-vous avec une infirmière ou un chirurgien formés aux tatouages médicaux.

Ah perfectionnisme quand tu nous tiens ! Je vous donne donc rendez-vous pour cette prochaine étape.

Marie E - mars 2019