Isabelle nous fait le récit de son double PAP

 

Septembre 2012, j’ai 44 ans et lors d’une mammographie de contrôle, un diagnostic tombe : cancer du sein avec 3 tumeurs. J’ai des antécédents familiaux importants et une mutation BRCA1 est découverte chez ma sœur.

1 mois après, je subis une mastectomie avec reconstruction immédiate par prothèse à droite, suivie d’une chimiothérapie et d’une radiothérapie.

L’année suivante une mastectomie à gauche, une ovariectomie ainsi qu’une hystérectomie sont effectuées, étant porteuse également du gêne BRCA1.En septembre 2019, l’ IRM de contrôle permet de voir qu’une prothèse est défectueuse.

Ma décision est prise, je souhaite enlever les 2 prothèses et envisage la méthode de reconstruction DIEP. Je rencontre un praticien qui m’explique les différentes interventions possibles, mais je ne me sens pas en totale confiance auprès de cette personne.

Je rencontre un autre chirurgien en décembre 2019 qui prend son temps pour me définir les avantages, mais aussi les risques de ce type d’intervention. La décision de pratiquer un double PAP est prise compte tenu de ma morphologie.

En mai 2020, le Professeur L m’opère (intervention d’une dizaine d’heures) avec une anesthésie très lourde (Crise d’angoisse, et mal être au réveil qui ne me ressemble absolument pas).

Après une nuit de surveillance en salle de réveil, je remonte en chambre le lendemain. Des appareils pour la vascularisation de seins sont posés sur chaque sein, des redons permettent le drainage.

Je suis de nouveau opérée 48h après car un hématome doit être repris, suivi d’une transfusion car je suis anémiée. Suite à ces imprévus, je me lève 4 jours après la première intervention, pour me doucher.Ma sortie a lieu 10 jours après, avec soins infirmiers à domicile.

Lors d’un contrôle à l’hôpital, un interne « gratte » la fibrine sur une cuisse et la cicatrice s’ouvre de nouveau. Il faut donc poser un VAC (système d’aspiration) avec une hospitalisation à domicile (5 semaines).

6 Mois après, le professeur L effectue en ambulatoire, une reprise des cicatrices des seins et des cuisses.Je suis pleinement satisfaite du résultat.Ce parcours n’a pas été simple, ni même classique. Je tiens à remercier l’équipe soignante du professeur L, ainsi que le soutien de l’association DIEP.

Isabelle,

Témoignage reçu en octobre 2020